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La décroissance

Dernier ajout : 8 juin 2016.


La décroissance est un chemin.

Pas une utopie ni un monde imaginaire mais un projet, profondément conscient de la situation du monde qui nous entoure, de ces limites mais aussi de ces potentiels. Il ne s’agit en aucun cas d’un retour en arrière, mais bien d’un changement de direction.
Une voie, espérant éviter la sortie de route de l’humanité et de la nature dans son sillage. Une route pavée de projets concrets, d’actions individuelles concentrés et accélérés par des mouvements collectifs ; pavée d’intelligence et de respect pour chacun, dans ses sensibilités et dans ses besoins ; pavée de partage, que ce soit du pouvoir, des biens communs donnés par la nature ou de la culture et du savoir ; pavée de paix aussi, pour toutes et tous, en dehors de toute domination.

Ce chemin peut paraître pour certains comme semé de sacrifices, en effet, certains aspects de la « modernité » ne pourront correspondre avec ce changement de direction. Il nous faudra nous demander, pour chaque besoin, s’il est nécessaire, s’il n’est pas adaptable et si c’est le cas, s’il n’est pas finalement plus intéressant de le voir disparaître sous sa forme antérieure.

Car ce chemin est aussi un recentrage sur nos besoins élémentaires et non plus sur des désirs construits de toute pièces par des imaginaires inventés par d’autres. La souffrance de nos sociétés rentre en opposition totale avec la richesse et l’abondance que l’on nous vend chaque jour à force de publicités et de discours politiques.
Nous nous devons de prendre conscience qu’au-delà d’un certain plafond, nos actions sont destructrices pour notre environnement (naturel ou humain) et donc pour notre survie à long terme. Nous devons aussi graver en nous que nulle ne peut vivre en dessous d’un certain planché de moyens et de vie sociale.

Nul ne sait de quoi demain sera fait, nous proposons seulement un chemin qui nous parait le plus sûr pour arriver dans un nouveau monde des possibles. Mêmes les progrès technologiques les plus fous nous paraissent plus probable en suivant ce chemin qu’en continuant cette course sans but à l’accélération permanente menant peut-être à un gouffre.

La décroissance ne combat pas seulement la broyeuse systématique qu’est devenue notre société depuis que la croissance est notre seul objectif, elle propose aussi de transformer notre organisation collective. Sans attendre que l’ancien monde s’écroule, sans même l’espérer car les souffrances découlant de cette effondrement seraient bien trop immense. La décroissance propose de commencer à bâtir une nouvelle route commune, en apprenant de nos erreurs passées, en se donnant le droit à l’erreur dans l’avenir tout en définissant des valeurs inviolables pour que ces erreurs ne prennent jamais les traits des monstres qui ont fait une partie de notre histoire.

La décroissance est un chemin construit par-delà les illusions, menant à un monde à construire ensemble et dans le respect de règles communes.